• JMW Turner

    L'œuvre  de Joseph Mallord William Turner (1775-1851) « est marquée par une recherche novatrice audacieuse qui fait considérer celui que l'on surnomme le « peintre de la lumière » comme un précurseur de l’impressionnisme ».

    Quel chemin parcouru depuis son premier dessin connu !

    JMW Turner

    View of Nuneham Courtenay from the Thames, 1787
    Gouache, graphite and watercolour on paper - 32 x 45,1 cm

     

    St Erasmus in Bishop Islip’s Chapel, Westminster Abbey, 1796

    St Erasmus in Bishop Islip’s Chapel, Westminster Abbey, 1796
    Watercolor and graphite on paper - 546 x 398 mm

    Turner a été parmi les premiers artistes à traverser la Manche en 1802 et le seul a dépasser Paris pour se rendre jusque dans les Alpes et en Suisse, d'où il a rapporté, dans ses carnets de dessin, assez de matériel pour de nombreuses années à venir. 

    JMW Turner

    The Mont Blanc Massif from near Courmayeur 1802

    JMW Turner

    A Stream or Pond with a House on its Distant Bank c.1807-19
    Sketchbook

    Il fut également le premier, en 1815, à tirer intensément parti de l'aquarelle avec la technique du mouillé sur mouillé, en utilisant un papier détrempé pour laisser les pigments flotter et se mélanger sur de larges surfaces, puis en frottant et grattant pour sculpter les lumières et les contours.

    Son premier voyage en Europe continentale fut l'expérience marquante de sa vie, encore plus que sa première visite en Italie en 1819. Toutefois, l'Âge d'Or de la peinture de Turner débute en 1835, soit entre ses deux derniers voyages à Venise, où il parvient à dissoudre les formes à travers des masses de lumière chromatique vibrante et enveloppante. La lumière n'est plus en contraste marqué avec l'ombre (comme dans le chiaroscuro de Caravage), mais se suffit maintenant à elle-même.

    Venice: An Imaginary View of the Arsenale

    Venice: An Imaginary View of the Arsenale c. 1840
    Watercolour on paper - 24.3 x 30.8 cm

    Couleurs du prisme, des violets, rouges, oranges et roses saturés sur une structure de base peinte dans ses jaunes préférés, contrastés avec des bleus et verts gris complémentaires, Turner mélangeait les aquarelles transparentes avec un peu de gouache blanche pour améliorer la consistance de la peinture et l'intensité des couleurs, couvrant également les teintes sombres avec de la gomme arabique pour approfondir leurs tons. Il retirait volontiers les pigments à l'aide de miettes de pain séchées pour créer des effets de matière et s'était laissé pousser un ongle très long pour gratter les couleurs.

    Utilisant un papier lourd pour faciliter les retraits, il avait développé des méthodes pour teinter le papier en série et travailler sur plusieurs tableaux en même temps. 

    The Blue Rigi, Sunrise - 1842

    The Blue Rigi, Sunrise, 1842
    Aquarelle sur papier, 29,7 x 45 cm

    « Pour lui, la forme la plus pure, et vers laquelle il est retourné de manière répétée, est aussi la plus naturellement instable : l'arc en ciel. »

     En hommage, une de ses dernières peintures à l'huile :

    JMW Turner

     Yacht approaching the coast, ca 1840-45
    Huile sur toile, 102,2 x 142,2 cm
    Cette toile ne fut jamais exposée de son vivant 

    Quelques toiles et aquarelles en 4mn de vidéo sur Youtube.

    La meilleure rétrospective de ses œuvres : « Turner - The great watercolours », par Eric Shanes (260 pages). 

    Tate, le site le plus complet sur ses Dessins, Sketchbooks et aquarelles